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Bienvenus à tous
Les autorités publiques décident d'engager la réflexion sur l'avenir de l'eau en Tunisie à travers l'initiation des études prospectives à l'horizon de 2050.
A la marge de cette initiative, ce blog est totalement dédié pour débattre de l'avenir de notre patrimoine commun.
On espère que ce serait un lieu de rencontre entre les membres de la communauté de l'eau en Tunisie, permettant de confronter différents point de vue sur la problématique de l'eau dans notre pays.
"Conscient que par nos pensées nous sommes seul maître de notre destinée"


mardi 28 juin 2011

Manifeste pour l’inclusion des principes de gestion durable et démocratique de l’eau dans la nouvelle constitution


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Nous demandons l’inscription des principes suivants :
·       L’eau est un patrimoine de notre nation, chaque citoyen doit le protéger et le léguer aux prochaines générations
·       La gestion de l’eau est soumise au contrôle démocratique.
·       L ‘Etat garantit le droit d’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous les tunisiens.
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Les évènements survenus en Tunisie ont montré que les pouvoirs publics ne sont pas parvenus à assurer un développement équitable entre les régions du pays dans tous les domaines socio-économiques et la souveraineté alimentaire.

La Tunisie est entrée dans une phase de transition qui conduira à la naissance d’un nouveau régime de gouvernance politique. Nous aspirons à ce que ce régime protège les plus vulnérables et défende les principes de la démocratie économique et sociale.
Aujourd’hui, il apparaît impératif de réfléchir ensemble aux orientations de notre développement socio-économique, afin de permettre une amélioration durable du bien-être de tous les tunisiens.
Le peuple a exprimé son désir de rédiger une nouvelle constitution qui définit les relations entre gouvernants et gouvernés, et qui établit les devoirs, les droits ainsi que les libertés fondamentales nécessaires à l’épanouissement de chaque citoyen dans la dignité et la justice.
Il est commun de dire que l’eau est un élément vital pour tous les êtres vivants et un facteur essentiel au développement national. Notre pays se caractérise par des ressources en eau fragiles et rares, qui supportent des pressions de plus en plus fortes de la part des différents secteurs socio-économiques (eau potable, agriculture, industrie, tourisme, etc.), ainsi que des dégradations et des gaspillages. Cette réalité préoccupante, nous interpelle pour mener une réflexion collective sur l’avenir et la durabilité de l’eau dans notre pays. Une réflexion susceptible de nous amener à agir efficacement et collectivement pour préserver nos ressources et en faire un usage équitable entre les différents utilisateurs sans oublier les écosystèmes. D’où la nécessité de promouvoir dans la nouvelle constitution, la reconnaissance de l’eau en tant que patrimoine de la nation. Une telle reconnaissance est susceptible d’orienter nos décisions de développement.
Bien que le code des eaux réglemente l’utilisation de cette ressource sur tout le territoire, il ne précise pas pour autant la responsabilité de chaque tunisien dans sa préservation. La prise de conscience collective de l’état actuel de nos ressources en eau mérite donc de graver dans la loi fondamentale qu’est notre constitution, le devoir de chaque citoyen de faire bon usage et de protéger cette ressource essentielle. Dès lors, des mesures précises et effectives seront nécessaires pour améliorer la gestion durable de ce patrimoine.
L’Etat doit se porter garant des droits humains dans leur conception universelle. C’est pourquoi, il convient aujourd'hui de tenir compte de l’évolution du droit international, et d’intégrer le droit d’accès à l’eau de qualité et à l'assainissement comme un droit humain fondamental de tout citoyen.
Le respect et la protection de la ressource afin de la léguer aux générations futures, est  une condition nécessaire pour garantir l’accès à l’eau à tous.
La défense de la souveraineté de notre pays est aussi un devoir de tout citoyen et la sécurité hydrique est l’un des piliers fondamentaux de cette souveraineté. Il devient aujourd’hui nécessaire et pertinent d’affirmer que la gestion de l’eau doit être soumise au contrôle démocratique, ce qui signifie que les citoyens doivent être appelés à participer à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques relatives à l’eau.


Ainsi, pour que l’inscription de l’eau dans la constitution devienne une réalité, Il faut susciter une prise de conscience citoyenne à l’égard de nos ressources en eau. Il est temps que tous les citoyens s’unissent pour participer à cette réflexion sur l’avenir de nos ressources et sur leur pérennité qui soit  capable de conduire à des actions pratiques, pour protéger l’avenir de tous. 



           Groupe Eau dans la Constitution 
( Thouraya Mellah; Abdelkader Hamaden; Raqya Al Atiri; Sarra Touzi; Meher Mani ) 

dimanche 24 avril 2011

L’eau a-t-elle sa place dans la nouvelle constitution ?


Notre pays se trouve dans un croisement de chemins, suscitant un foisonnement de problématiques dont l’aboutissement engagera l’avenir de tous les tunisiens. Comment faire pour que  nos choix sociaux  d’aujourd’hui nous préservent une marge de manœuvre pour demain, et permettent  une répartition égalitaire des chances et des richesses ?
Une redistribution juste des richesses nationales requiert certes la mise en place d’un mécanisme efficace, mais encore faut-il au préalable préserver à chacun équitablement des dotations initiales en droits fondamentaux.
L’eau, ressource fragilisée, est au cœur des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et territoriaux  complexes ; Elle est plus que jamais sujette à des tensions et des menaces alors qu’elle peut être considérée comme le fondement même d’un développement viable et a fortiori équitable.
Peut-on être sûr que les besoins essentiels de tous les Tunisiens seront indéniablement garantis par l’effort national ? Peut-on éviter tout risque d’exclusion sous prétexte d’un quelconque choix de schéma de développement ? Quel gage pourrions nous apporter pour que  nos choix d’aujourd’hui n’altèreraient pas le bien être des générations futures ? 

A l’heure où la Tunisie s’élance sur le long chemin de la construction d’un système politique plus démocratique, l’amélioration de la gouvernance de l’eau doit figurer impérativement dans l’agenda national. La reconnaissance constitutionnelle de l’eau en tant que patrimoine commun de tous les tunisiens pourrait être l’un des axes mobilisateur marquant le retour indispensable du peuple dans la gestion des questions fondamentales qui le concernent. 
Serait-il alors possible de considérer l’eau comme étant un patrimoine national et l’inscrire en tant que tel dans la Constitution pour lui accorder - en quelque sorte - une assurance tout risque?

P.S : Vos commentaires sur ce billet  seront les bienvenus, et feront la richesse de ce blog.